Donald Trump
Magopinaciophilie à la Maison Blanche
En novembre 2016, le monde est sous le choc : le milliardaire populiste Donald Trump vient d'être élu Président des États-Unis d'Amérique ! Comment un beauf grimaçant, au prénom de canard, à la moumoute trop fausse pour être vraie, aux doigts trop courts pour être honnêtes, au vocabulaire d'un cancre de CM1, comment pareil boulet a-t-il pu convaincre des électeurs adultes et responsables de voter pour lui ? Comment ce plouc ouvertement misogyne a-t-il pu obtenir le vote des femmes et prendre la tête de la première puissance mondiale ? Et avant même ce tour de force, comment ce playboy décérébré a-t-il pu bâtir une telle fortune en n'ayant à sa disposition que quelques dizaines de neurones valides ?

Pour la fortune, nous avons la réponse : il l'a héritée de son père. Mais pour le reste ? Les analystes politiques de tous bords se sont cassé les dents à tenter de comprendre l'incompréhensible. On a accusé les service secrets Russes d'être intervenus pour favoriser son élection. C'est faux, et la réalité est encore plus incroyable. La réussite de Trump, c'est le triomphe de la méthode maraboutique. D'où croyez-vous que cet homme, dépourvu du moindre talent, ait tiré son succès ? Indéniablement, de son usage immodéré des marabouts, dont il a su s'entourer tout au long de sa carrière, et de sa campagne. Ses électeurs ? Privés de tout libre-arbitre et de tout esprit critique par une subtile action à distance, et verrouillés grâce à la mystérieuse méthode du cadenas vert. Les Grands Électeurs ? Tout simplement envoûtés et dociles, courant derrière Trump comme le chien derrière son maître.
Chapeau bas, Mr Trump ! Et que tous nos hommes politiques en prennent de la graine.
Dans le bureau ovale, le Président Trump ne rate jamais une occasion d'exhiber fièrement sa collection de flyers de marabouts africains pour impressionner ses collaboratrices.
Alerte rouge dans le Bureau Ovale
Le document photographique exceptionnel que vous voyez ci-dessus a été "fuité" par un proche collaborateur de Trump, en 2017, au péril de sa vie. Que s'est-il passé ce jour-là, dans les premiers mois de l'administration Trump ? En faisant le point sur sa collection, le Président s'aperçoit qu'un flyer rare de M. DAFFE manque à l'appel. Branle bas de combat immédiat dans le bureau ovale ! Tous les conseillers et secrétaires d'état sont immédiatement mis à contribution pour partir à la recherche du précieux exemplaire perdu. L'ambiance est extrêmement tendue. Trump est hors de lui et déverse sa fureur sur son entourage terrorisé - chacun est un coupable potentiel ! Après plusieurs heures de recherches infructueuses, il faut se rendre à l'évidence : aucune trace de M. DAFFE. Trump craque et se met à pleurer à chaudes larmes. Il faudra toute la patience et la gentillesse du staff pour le consoler, certains allant jusqu'à offrir comme consolation de nouveaux flyers fraîchement collectés. Évidemment, la tristesse et la compassion qui se lisent sur les visages sont un peu forcées, mais que ne ferait-on pas pour témoigner son empathie au grand chef ?
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. La "source" (la personne infiltrée à qui l'on doit la fuite de la photo et le récit de cette journée de crise) nous raconte également les coulisses de l'incident. Qui a bien pu s'emparer du flyer de M. DAFFE et pour quelle raison ? La réponse est surprenante, pour nous autres citoyens du vieux continent européen, habitués à des dirigeants, pas forcément flamboyants, mais au moins un peu présentables intellectuellement.
Quelle est la priorité de la Maison Blanche en 2017 ? Abroger l'Obama Care ? Enterrer l'affaire russe ? Eh bien, non. La priorité, c'est : gérer le Président Trump. Le cadrer. L'empêcher de tweeter. Le faire taire. Lui faire oublier sa dernière idée géniale consternante. L'empêcher d'insulter ouvertement un de ses confrères-dictateurs. L'empêcher d'appuyer sur le bouton rouge. Pour cela, une seule solution : l'occuper. L'occuper, oui, mais comment ? Après avoir essayé des techniques nombreuses et variées (séries télé, hand-spinners, Lego, parties de Nain Jaune...), la plus efficace s'est révélée aussi la plus inattendue : faucher un beau flyer de la collection Trump. Et le tour est joué. Ensuite, lorsque Trump s'approche un peu trop du précipice de la crise géopolitique majeure (environ 3 fois par semaine), il suffit de flatter une fois de plus le Président sur sa collection de flyers (la plus belle du monde, ça va de soi). Trump ne manque pas alors de sortir les classeurs du tiroir de son bureau, et a tôt fait de découvrir la tragique disparition. Son agitation est telle qu'elle offre au monde plusieurs heures de répit, pendant lesquelles Trump est occupé à chercher son trésor perdu plutôt qu'à semer le chaos à l'échelle mondiale. Mieux encore : lorsque, quelques jours plus tard, on lui rend le flyer, qu'"on" a retrouvé par le plus grand des hasards, Trump est cette fois tellement heureux, comme un enfant de 5 ans qui vient de se voir offrir une jolie bicyclette rouge, que l'humanité gagne à nouveau quelques heures de sursis, pendant lesquelles le Président fait le tour des bureaux pour exhiber fièrement son "bébé".
Les plus perspicaces d'entre vous auront aperçu, à l'extrême-gauche de l'écran, la main agile qui subtilise discrètement le prochain flyer "perdu"... Encore quelques heures de sursis pour l'humanité !
Encore des doutes ?
Doutez-vous encore de la passion de Donald pour les prospectus de marabouts ? Cette dernière preuve devrait achever de vous convaincre sans l'ombre d'un doute. Cette preuve, vous la connaissez déjà, mais votre cerveau n'a pas encore fait le lien. Quel est le nom de la résidence préférée de Donald "Twice Impeached" Trump, cette propriété comprenant 126 pièces sur près de 10.000m², décorée avec goût et sobriété ? Je vous le donne en mille :
"Mar-a-Lago".
Oui : "MAR-A-LAGO".
Pensez-vous vraiment que ça puisse être un hasard si les deux premières syllabes, les quatre premières lettres du nom de cette résidence fétiche sont les mêmes que celles du mot "MARABOUT" ? Je vous laisse juge...
Le scandale de la fraude électorale en 2020
En novembre 2020, Donald Trump éructe : pour lui, aucun doute, s'il a perdu l'élection, c'est qu'elle était truquée ! Et il a des preuves. Et c'est du lourd. Un exemple ? Ce jour-là, Trump brandit un bulletin de vote bien singulier, qu'il présente en ces termes :
« Le 3 novembre [2020] au soir, je gagnais. Je gagnais tout. J'étais le meilleur. Et d'ailleurs, je gagne toujours, et je suis toujours le meilleur. Je suis un gagnant. Et soudain, que s'est-il passé ? Je suis passé subitement de "Grand Gagnant" de l'élection à "un petit peu perdant". Et vous savez pourquoi ? Eh bien regardez ce que j'ai en main : c'est une preuve fatale. Un flyer de marabout géant. Retrouvé comme par hasard sous une table dans un bureau de dépouillement de Géorgie. Est-ce que vous croyez vraiment que c'est le genre de choses qu'on est censé trouver dans une élection fiable, honnête et juste ? »
Pour l'instant, l'argument n'a malheureusement pas convaincu les différentes cours de justice auxquelles ses avocats l'ont présenté...
L'affaire vénézuélienne
Une magopinaciophilie mal gérée chez un individu instable et puissant peut entraîner des conséquences géopolitiques de magnitude insoupçonnée, en particulier lorsque l'entourage n'arrive pas à la réfréner.
C'est ainsi qu'une affaire embarrassante sur le plan international se produit fin 2025, lorsque, à la demande du président américain Donald Trump, les services secrets américains procédent au kidnapping du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, à la stupéfaction des observateurs du monde entier. On sait Trump imprévisible, mais tout de même : qu'est-ce qui a bien pu l'inciter à exiger une opération spéciale pour exfiltrer par la force son homologue sud-américain ?
La Maison Blanche ne tarde pas à donner une explication officielle :
1. Maduro s'est moqué de Trump en singeant son pas de danse signature ;
2. le sous-sol du Venezuela regorge de pétrole, et Trump a très envie de s'approprier ces réserves d'or noir pour s'en mettre plein les poches, en contrepartie de ses services rendus aux USA et au monde.
La communauté internationale se satisfait de ces explications claires, cohérentes et sensées, considère ces motifs justifiés et valides, et ne cherchera donc pas à en savoir plus. C'est un aveuglement collectif qui empêche alors de comprendre la source réelle de ce séisme géopolitique. Car la raison de ce coup d'état télécommandé est en réalité ailleurs. Pour le comprendre, il faut revenir un peu en arrière...
María Corina Machado est une Vénézuélienne, opposante politique à Maduro, vivant dans une semi-clandestinité, et dans une totale indifférence internationale, jusqu'à ce qu'elle soit lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2025. C'est ce coup de projecteur inattendu qui attire l'attention de Donald Trump sur cette inconnue. C'est alors qu'il découvre que Mme Machado possède quelques splendides flyers en espagnol dans sa collection de marabouts.
C'en est trop pour Donald. Il doit posséder ces flyers. À quoi servirait-il d'être l'homme le plus puissant du monde si on ne pouvait même pas extorquer quelques flyers à une nana lambda vivant dans un "shithole country" ("pays de merde") ?
Trump réunit alors ses services secrets, ses généraux, ses influenceurs nazis et ses maîtresses cachées, pour leur exposer son plan machiavélique. Mme Machado se verrait bien présidente à la place du président Maduro. Qu'à cela ne tienne : Trump peut exaucer son souhait. Lui seul a le pouvoir de décider qui peut être président de n'importe quel pays dans le monde. Le plan est simple comme bonjour : attraper Maduro pour pouvoir mettre Machado à sa place. Cette dernière sera si reconnaissante à Trump pour son aide que, spontanément, elle prendra sûrement l'initiative de lui offrir les fameux flyers convoités.
La suite, on la connaît : le rapt du président Maduro n'est qu'une formalité pour les commandos US (désormais débarrassés de tout personnel woke, gay ou trans, ils sont au top de leur efficacité, comme jamais auparavant). Mme Machado se fait un plaisir d'accéder à la demande de Trump, sans aucune pression.
C'est ainsi qu'une rencontre est organisée dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, entre le Président psychopathologiquement magopinaciophile et l'aspirante-présidente, prête à vendre père, mère et flyers pour arriver à ses fins.
Au tour de Trump, désormais, de remplir sa part du contrat tacite, en installant Mme Machado à la tête du Vénézuéla... s'il le veut bien.
La diplomatie du flyer
Les relations entre les grands de ce monde sont régies par des règles et traditions que le commun des mortels a parfois bien du mal à décrypter. On connaît assez bien la "diplomatie du panda", pratiquée avec la Chine, qui consiste à offrir un plantigrade noir et blanc en gage de bonnes relations. On connaît moins la "diplomatie du flyer", qui consiste à offrir des cartes de marabouts à ses homologues étrangers.
C'est ainsi que Donald Trump s'est vu offrir par Kim Jong-un (par le biais d'un émissaire nord-coréen) un magnifique flyer grand format. Pratiquement au moment même où Emmanuel Macron recevait Mamoudou GASSAMA au Palais de l'Élysée (28/05/2018), Trump recevait un autre GASSAMA (01/06/2018) à la Maison Blanche : un superbe flyer, qui a fait le buzz par sa taille démesurée ! Maintenant, on sait pourquoi l'enveloppe était si grande. Nul doute que cette pièce exceptionnelle saura flatter l'ego du Président Américain et éloigner du monde le péril nucléaire.
Comme on le découvre avec amusement sur le cliché ci-dessus, à la Maison Blanche, les flyers format portrait sont parfois utilisés pour remplacer temporairement les carreaux cassés aux fenêtres. La méthode étrange du Président américain pour tenir un flyer dans ses mains a donné lieu à de nombreuses spéculations...
Donald Trump serait-il un marabout ?
Lorsqu'on compare la communication de Donald Trump à celle des marabouts, un trouble s'installe. Les similitudes sont telles qu'on en vient à s'interroger : et si Donald Trump était en secret un marabout blanc, unique en son genre ? Mais jugez-plutôt par vous-même :
| Communication | Trump | Marabout |
|---|---|---|
| S'attribue des pouvoirs et talents extraordinaires, sans en apporter la moindre preuve. | ||
| Vante ses propres mérites, à défaut que d'autres le fassent pour lui. | ||
| N'hésite pas à dénigrer ses confrères pour se valoriser lui-même. | ||
| Fait des promesses qu'il ne pourra jamais tenir, dans le seul but d'établir une emprise sur les âmes simples qui ont foi en lui. | ||
| Présente la réalité non telle qu'elle est, mais telle qu'il aimerait qu'elle soit. | ||
| Produit un discours simpliste, pauvre en vocabulaire, juxtaposant des phrases sans véritables articulations logiques. | ||
| S'exprime de façon solennelle, présidentielle. | ||
| A été élu Président des États-Unis, sur un malentendu. |
Comme on le constate, la seule et unique différence entre Donald Trump et un marabout, c'est que le premier a été élu Président des États-Unis, et pas le second. Il serait donc bien imprudent d'affirmer que Donald Trump n'est pas un marabout.
Au vu de ces éléments, nous proposons donc de classifier le Donald Trump Americanus comme sous-espèce du Maraboutum Mediumnicus Vulgaris.






